Andalousie ou Al-Andalus

 

Ma route en Andalousie m’a fait découvrir Séville, Grenade, Cordoue, Malaga, ses villages blancs perchés dans les montagnes, ses bords de mer parfois démesurément développés, ses oliviers aux troncs tortueux et ses oranges sucrées. Elle m’a surtout permis de rencontrer les Andalous avec leur accent bien particulier et leur indéniable joie de vivre. Écrire sur l’Andalousie c’est parler aussi de son héritage maure qui a laissé son empreinte sur toute la région. C’est un coin d’Espagne que j’ai découvert petit à petit et que j’ai appris à aimer.

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Un peu de géographie

L’Andalousie se situe au sud de l’Espagne, ses côtes longent d’une part la mer méditerranéenne et d’autre part  l’océan Atlantique. De Tarifa, son point le plus extrême, vous voyez la côte marocaine et vous êtes en 45 minutes à Tanger. En allant vers le nord, vous prenez la route vers Le Portugal. Sur son territoire coule le Guadalquivir, un des plus long fleuve d’Espagne. L’Andalousie est la région la plus peuplée mais aussi une des plus pauvres. Elle vit essentiellement de tourisme. Sur votre route vers le Maroc, vous passerez à côté de Gibraltar, enclave britannique, dont le détroit contrôle le passage entre la Méditerranée et l’Atlantique. Faites-y un arrêt de  quelques heures si vous voulez faire de bonnes affaires. Il n’y a pas de taxes sur « The Rock »  mais munissez-vous de votre passeport.

Andalousie et son climat

Il fait chaud en Andalousie ! En fait, c’est une des endroits les plus chauds d’Europe. Ses été sont torrides surtout durant les mois de juin, juillet et août  avec des températures qui frôlent parfois les  40 C  mais ses hivers sont doux et agréables.  En décembre, j’ai profité de ses plages et même mis mes pieds dans l’eau. En fait pour découvrir cette région, je vous conseille de la visiter au printemps ou à l’automne.

 

Un peu d’histoire

Pour comprendre l’Andalousie, il faut parler de son héritage musulman. En effet, la région a été sous domination arabe pendant de nombreux siècles . En 711, les Maures l’envahissent et leur présence se poursuit jusqu’en 1492 laissant une marque indéniable sur son paysage. J’ai admiré l’Alhambra à Grenade, la mosquée de Cordoue, l’Alcazar de Séville pour ne mentionner que les plus grandioses.

 

La langue espagnole a été façonnée, elle aussi, par cette culture. Voici quelques exemples : hola qui vient de Allah, ojalá de  In sha Allah..si Dieu le veut, aceituna  qui tient son origine de az-zaytun. En fait, on trouve plus 4000 mots d’origine arabe dans le castillan.

Un peu de gastronomie

L’Andalousie est le pays de l’olive sous toutes ses formes. Elle est aussi la terre des oranges tellement juteuses et sucrées que vous ne pourrez plus vous en passer. Elle est aussi réputée pour son jambon ibérique ou jambon cru qui provient d’une race de porc dont la chair est presque noire. Il ne faut surtout pas le confondre avec le jambon de serrano qui lui provient d’un porc blanc. Si vous aimez les poissons , crustacés et coquillages, vous ne serez surement pas déçus. Tous les supermarchés ont leur poissonnerie. Vous y trouverez sole, loup de mer, morue, crevettes, calamar…Sur place et selon vos souhaits, les préposés, avec une dextérité incroyable, vous les nettoient et les filètent en un tour de main. Pour accompagner vos repas, je vous conseille, bien sur, les vins Andalous et en apéritif son fameux jerez.

Les routes de mimi vous mèneront découvrir, dans les prochaines semaines, toutes les beautés de cette Andalousie, lieu historique mais aussi endroit de villégiature.

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Itaxa-Zihuatanejo

Abandonner le froid de l’hiver et profiter de la chaleur du soleil du Mexique, voilà qui a de quoi réjouir bien des voyageurs. Je ne suis pas une adepte des hôtels tous-inclus, des buffets où s’étalent à profusion salades, tomates, ananas, mangues, poissons grillés et petits desserts coquins. Par contre, nous avons tous parfois des rêves de farniente, de plonger dans une mer turquoise, de savourer un cocktail autour de la piscine et de se laisser porter tout simplement par le vent.

Alors, rendez-vous à Itaxa-Zihuatanejo. Ces deux villes proches l’une de l’autre se trouvent dans l’état de Guerrero au sud du Mexique. Zihuatanejo est un village de pêcheurs et Itaxa s’est transformée en un complexe touristique. C’est dans un de ses hôtels que j’ai déposé mes valises. Mon séjour de dix jours débutait sous un ciel bleu, vue sur l’océan pacifique et sable chaud sous les pieds.

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Que faire dans ce petit paradis qui fait partie du Triangle du soleil ?  Les activités ne manquent pas..tout d’abord : ne rien faire, sinon s’allonger sur la plage, entendre le son des vagues , marcher les pieds dans l’eau, nager dans une mer vraiment turquoise, lire un livre sous un parasol autour de la piscine. Un certain bien-être s’installe doucement.

 

Après ces quelques jours de repos souhaité, nous sommes enfin prêts pour découvrir les différentes activités que nous offre cette région.

J’aime les ballades en bateau…Se retrouver au milieu de l’océan et naviguer vers d’autres terres comble mon côté explorateur. Vous aborderez  sur des plages qui portent des noms poétiques : Playa Quieta, Playa Coral, Playa Linda, Playa Manzanillo…À vous de choisir. Vous pouvez aussi taquiner le poisson et raconter, à votre retour, qu’il pesait des dizaines de kilos. Pour les plus sportifs : une plongée dans les eaux profondes de l’océan ou bien surfer sur ses vagues. Les amateurs de golfs ne seront pas déçus . La région compte quelques terrains  où ils pourront exercer leur swing. Si vous aimez le vélo, alors n’hésitez pas. Une piste cyclable de 8 kilomètres n’attend que vous.

 

Les couchers de soleil sont splendides ici et, si vous êtes accompagnés, une ballade en amoureux sur la plage vous mènera tranquillement vers un de ces nombreux restaurants. Mangez sur une terrasse qui surplombe l’océan pour ne pas manquer les derniers rayons du soleil.  Il y a , parait-il,  une vie nocturne à Itaxa-Zihuatanejo. Trop nocturne pour moi qui suis plutôt une femme du petit matin. Bon voyage alors !

 

 

 

 

 

 

 

San Sebastian

Je suis née, un dimanche après-midi, dans cette ville basque nommée San Sebastian en castillan mais Donastia dans la langue du pays. Je n’en avais aucun souvenir seulement les histoires racontées par mes frères et soeurs. Il parait que nous y passions nos vacances d’été du temps où nous vivions en Espagne.

Après toutes ces années , il était temps de faire connaissance.

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Les moyens pour s’y rendre sont nombreux : voiture, avion, train, autobus. J’ai pris le train à partir de Barcelone, un long voyage de six heures mais j’aime ce moyen de locomotion. Il nous laisse le temps de se préparer, de se mettre dans l’ambiance du voyage et de vivre doucement le dépaysement. Il ne faut rien brusquer sur les routes de Mimi.

Je savais que les plages étaient magnifiques, que les Basques étaient hospitaliers, que la nourriture était excellente mais j’ai eu le coup de foudre pour mon lieu de naissance.

Tout d’abord ce qui attire notre regard c’est la baie  « La Concha « , coquillage en espagnol, et sa plage de sable fin, au loin l’ île Santa Clara et les petites montagnes qui portent des noms aux consonances rudes et poétiques Urgull,Igueldo et Ulia.

 

Vous pouvez empruntez la promenade le long de la baie pour vous familiariser tranquillement avec la ville. Pour respirer l’air de la mer et entendre le son des vagues, accoudez-vous  à sa fameuse balustrade blanche, son emblème particulier.Vous verrez aussi, au loin,  la vieille ville avec ses bâtiments de pierre et son port de pêche. En fait, elle n’a rien d’une vieille ville..la plupart des bâtiments datent  de la fin du 19 ième siècle. Là, les Basques et les touristes s’y promènent et s’attablent pour  découvrir les meilleurs pintxos du monde. Une spécialité  faite avec des dizaines d’ingrédients : poissons, crabes, fromage, jambon, oeuf… montés parfois sur des petits rondelles de baguettes. Ils sont coiffés de cure-dent, d’épée en plastique et de tiges qui déterminent leurs  prix.  À manger goulûment et sans restriction. Apprendre l’art du picoteo comme disent les Basques et le pratiquer jusqu’aux petites heures du matin. La vieille ville est un paradis pour les noctambules. Au coeur de celle-ci, se trouve la place de la Constitution. Si vous observez attentivement les balcons de ses édifices, vous remarquerez qu’ils  portent tous un numéro. Vestiges d’une époque où ils étaient loués lors des spectacles  tauromachiques.

 

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J’aime les villes qui sont traversées par un fleuve.  Ici, c’est l’ Urumea qui coupe la ville en deux. Des magnifiques ponts vous permettent d’enjamber ses rives. Elles sont bordées de maisons élégantes et parfois majestueuses. Le côté parisien et chic.

En effet, San Sebastian est aussi réputée pour sa vie culturelle surtout pendant l’été. De juin à septembre, la ville vibre au son des différents festival :  jazz, musique classique et surtout son Festival du film. Si vous voulez rencontrer des artistes et entendre les meilleurs musiciens , c’est votre destination idéale.

La promenade le long de la mer longe également  le mont Urgull.  Pour arriver à son sommet, vous pouvez emprunter un escalier où  grimper un sentier escarpé. Au pied du monument du Sacré Coeur,  la vue sur San Sebastian et ses environs  est époustouflante.

 

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San Sebastian combine les beautés de sa nature, les plaisirs de ses tables gastronomiques, la richesse de sa culture, la curiosité de sa langue, le charme de ses habitants pour en faire une destination de voyage inoubliable.

Allez-y , vous tomberez, tout comme moi, sous son charme !

 

À propos

Bienvenue sur mon blog  « Les routes de Mimi « .

Mes routes sont pavées de découvertes, de rencontres, de moments de plaisir aux quatre coins de la planète. Elles sont aussi faites de rêves à réaliser et de voyages à entreprendre. Elles vous donneront, je l’espère, le goût de bouger.

Alors qui je suis ? En fait, je suis Elisabeth mais ma famille, personne ne sait pourquoi, m’a donné ce diminutif…peut-être parce que je suis  la toute dernière d’une famille de sept enfants.

Nous avons, il me semble, toujours voyagé…un peu comme des nomades qui plantent leur tente là où le vent les mène.

Je suis née en Espagne, à San Sebastien, pendant des vacances d’été de ma famille. Les marins basques, qui sillonnaient les mers, ont du se pencher sur mon berceau !

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San Sebastien

À trois ans, j’embarquais sur un bateau en direction de la Colombie et depuis lors, je n’ai cessé de sauter d’un pays à l’autre.

Belge d’origine, je vis au Canada depuis au moins 35 ans. J’ai construis, principalement, ma vie au Nouveau-Brunswick mais aujourd’hui je vis à Montreal.

Mon travail, dans le monde des communications, m’a permis d’explorer les provinces de l’Atlantique: les villages côtiers de la Baie St-Marie et les paysages éblouissants du Cap Breton en Nouvelle-Écosse, les maisons colorées de St-Johns à Terre-Neuve, la construction du pont de la Confédération, la terre rouge  de l’Ïle-du-Prince-Édouard, le nord et le sud du  Nouveau-Brunswick entre mer et forêt presque un surf et turf..homard et steak !

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Ronda en Andalousie

Il me semble que j’ai toujours une valise à fermer, un ticket à réserver et un itinéraire à planifier …en fait, j’ai la bougeotte comme diraient ma famille et mes amis.